Quelles sont les opportunités de la #LegalTech pour les avocats ?

Quelles sont les opportunités de la #LegalTech pour les avocats ?

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Le marché des Legaltech se développe depuis environ 5 ans en France. Alors que certains avocats s’engagent, soutenus par leurs Barreaux respectifs, dans la création de leurs propres solutions basées sur la technologie, d’autres sont encore méfiants vis-à vis des nouveaux entrants sur le « marché du droit ». Entre ces deux extrême, de nombreux avocats souhaitent s’informer sur l’évolution des outils destinés à leur métier et tirer parti dès maintenant de ces innovations. Comment aborder cette thématique en pratique ? 

Les LegalTech sont des entreprises qui offrent un service basé sur la technologie dans le domaine du droit. Elles visent un public de professionnels du droit ou de particuliers. Les services visant les particuliers sont ceux qui ont la plus mauvaise presse aux yeux des avocats, car ils leur laissent entrevoir l’éventualité d’une perte de clientèle. Dans ce billet, nous nous concentrerons sur les LegalTech proposant un service destiné aux avocats. Ces entreprises peuvent être classées en trois catégories :

  • les legaltech qui aident à mieux défendre un dossier
  • les legaltech qui permettent de trouver de nouveaux clients
  • les legaltech qui font gagner du temps en automatisant les tâches pénibles, chronophages, sans valeur ajoutée

Les legaltech pour trouver de nouveaux clients

La légalité des plateformes de mise en relation

Les plateformes de mise en relation ont été les premières à permettre aux cabinets d’avocats de toucher une nouvelle clientèle. Ces plateformes sont très efficaces pour le secteur B2C, mais pas pour le B2B. Désormais, des agences de communication digitale spécialement destinées aux avocats se développent. Il existe, par exemple, une solution permettant de vendre des consultations en visioconférence. Le client final de ces solutions est un client consommateur, mais les avocats en profitent également car cela leur rapporte de nouvelles affaires.

Parmi les legaltech permettant aux cabinets d’avocats de gagner de nouveaux clients, les plateformes de self-service juridique à destination des particuliers et des PME sont plus controversées. Les avocats ont craint, au début, que ces plateformes ne leur prennent des clients et ne respectent pas leur déontologie. L’argumentation inverse consiste à avancer que ces plateformes s’adressent à une clientèle n’ayant pas les moyens de s’offrir les services d’un avocat, et donc délaissée par ceux-ci. Par ailleurs, ces plateformes ne proposent pas de conseil juridique personnalisé, uniquement de l’information générale. Pour interpréter cette information et la mettre en perspective, l’expertise d’un juriste formé à qualifier les faits juridiquement et à leur appliquer le droit en vigueur est indispensable. Cela dit, encore faut-il que les clients s’en rendent compte. La prise de conscience aura lieu sans doute en décalé, après avoir observé que le document « self-made » ne répond pas aux besoins réels.

Le défi de communication et de positionnement des avocats

Cela force aussi les avocats à mettre en valeur leur expertise et leur valeur ajoutée par rapport à ces plateformes. Cela les place dans une situation de concurrence à laquelle ils ne sont pas habitués et face à laquelle ils ne sont pas armés. En tout cas, ils ne pourront pas se débarrasser de ces plateformes en les faisant condamner pour exercice illégal du droit. Ces plateformes ouvrent une opportunité pour les avocats : comment se positionner pour récupérer la clientèle déçue par les plateformes ?

Certains cabinet d’avocats ayant développé leur propre offre de services en ligne la commercialisent à des confrères en marque blanche. Peut être est-ce une bonne solution pour vous, afin de ne pas avoir à investir dans le développement d’une solution alors qu’il existe déjà une réponse à votre besoin sur le marché.

Les legaltech pour mieux défendre un dossier

Les bases de données juridiques augmentées

Il s’agit actuellement majoritairement de solutions capables de gérer la recherche dans des bases de données de jurisprudence. La recherche devient plus intuitive et des analyses statistiques deviennent possibles.  Ces services sont « user friendly » pour les avocats, à un prix souvent dérisoire par rapport à celui pratiqué par les éditeurs juridiques classiques. Deux raisons à cela : les éditeurs classiques vendent des solutions globales alors que certaines start-up s’emploient à proposer des services ciblés par branche du droit. L’autre explication tient au fait que les start-up ont un business model plus souple, sans avoir les coûts structuraux liés à une maison d’édition.

Les limites du traitement automatique des données juridiques

Cela dit, il faut être conscient de ce qu’on achète. Un simple moteur de recherche n’est qu’un logiciel, qui ne propose pas de contenu. Un éditeur juridique proposer des décisions commentées et des articles de doctrine. Ce qui créé la performance de ces services, c’est le nombre de décisions et leur fiabilité. Le développement de ces services est rendu possible grâce à l’open data des décision de justice. Lorsque ce dispositif sera entièrement déployé, 4,6 millions de décisions seront rendues publiques, de manière anonymisée pour le nom des parties, le nom des magistrats et des avocats sera mentionné mais ne saurait en aucun cas être utilisé pour établir des statistiques et pratiquer du choix de juridictions.

Quant aux solution développées pour « prévoir » l’issue d’un litige, il s’agit d’être prudent. Le droit latin n’est pas basé sur le principe du précédent comme la common law. Le juge n’étant pas lié par les décisions antérieures relatives à des faits similaires, il se doit à chaque nouvelle affaire de pratiquer l’exercice intellectuel de qualifier les faits et de leur appliquer le droit en vigueur. La recherche de jurisprudence pour établir la probabilité de gagner un procès a donc ses limites.

Les legaltech qui font gagner du temps aux avocats

La question de la pérennité des outils

Les associés d’un cabinet d’avocat ou les avocats gérant leur propre cabinets sont dans l’obligation de faire évoluer leur structure pour rester compétitifs et continuer à attirer des talents de la génération Z. En France, il existe à ce jour plus de 300 LegalTech, dont 74% sont des startups (Source : Village de la Justice), contre 400 aux USA, un marché d’une taille significativement plus importante. Les économistes prédisent une consolidation des acteurs en France dans les années à venir. Dans quel outil vaut-il la peine d’investir ? Lesquels sont probablement voués à disparaître ?

La diversité des outils

Les LegalTech jouent un rôle dans l’organisation interne du cabinet. Mise en place d’un chat entre les collaborateurs, logiciel de rédaction d’actes automatisée, facturation, recouvrement de créances : les solutions ne manquent pas et ne sont pas forcément développées par des startups. Les éditeurs traditionnels de logiciels ou bases de données juridiques continuent de développer leurs solutions et d’innover avec de nouveaux services. À l’heure actuelle, il est complexe d’avoir une vue d’ensemble sur les différents services proposés, d’analyser leur utilité pour son cabinet et de dégager et saisir des opportunités face aux nouveaux besoins créés par certains services.

 

MON OFFRE DE SERVICES

En tant que consultante legaltech indépendante, j’analyse votre besoin et je vous présente plusieurs solutions permettant d’y répondre, en tenant compte de la situation personnalisée de votre cabinet. Une fois votre choix effectué, je coordonne si nécessaire la mise en place de la solution entre votre équipe technique, interne ou externe, et vos équipes métier ainsi que la formation des utilisateurs à l’outil. En effet, la meilleure des technologies ne vous apportera rien si elle n’est pas adoptée et maîtrisée par tous les membres du cabinet. Contactez-moi pour en discuter !

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